"On en parle aussi sur"


 
 

Saint-Barthélemy

l’Edito du Président de la collectivité de Saint-Barthélemy

Mai 2006, dans l’ambiance excitante d’une arrivée exceptionnelle, les maires de Concarneau et de St-Barth, prenaient le pari d’engager un voilier au nom des deux villes sur la ligne de départ de la prochaine édition. Une simple poignée de mains entre deux hommes concrétisait cet accord.

Avril 2008, le pari était tenu et de quelle manière ! Eric et Miguel, après un prologue de grande classe et à l’issue d’un parcours dont le moins que l’on puisse est qu’il fut atypique, réussirent l’exploit de se hisser à la troisième place du classement.

Pendant ces trois semaines, jamais nos deux villes n’ont été aussi proches et aussi soudées, tous derrière nos deux jeunes skipper.

Dès lors, comment ne pas tenter de renouveler l’exploit.

Saint-Barth n’a pas eu à choisir son skipper, la personnalité de Miguel, sa volonté et son engagement individuel, se sont imposés.

Il aura fallu une implication très forte de la Chambre économique multi professionnelle pour réussir à réunir le budget de l’évènement. Que tous ceux qui y ont contribué soient ici remerciés.

Pendant les trois semaines qui vont suivre le départ, les nouvelles de la course vont rythmer la vie de chacun de nous et alimenter les conversations des plus « voileux ».

Nos deux jeunes skippers ne seront jamais seuls sur l’océan. Les pensées des « deux bords » se rejoindront sur le « Concarneau/Saint-Barth » et à l’arrivée, quel que soit le résultat, la grandeur de l’exploit sera honorée comme il se doit.

Miguel et Damien peuvent partir tranquilles. A Saint-Barth, on les attend et leur arrivée sera inoubliable.

Bruno MAGRAS

Historique

L’histoire du lien de l’île avec la mer est naturellement née de sa première approche par les Arawaks et Caraïbes occupant les « grands plateaux » de l’Arc Nord des Antilles au « complexes de roches éruptives », avec leurs espèces animales et végétales endémiques.

Nourrie de la pêche, et par la mer, la population s’assurait subsistance et sites d’habitat par les apports que voulaient bien lui assurer les flots, depuis toujours, au gré des migrations et des moyens d’échange inter-îles, à la recherche de ses matières premières (céramique, pigments, abattage d’arbres pour les pirogues et constructions,..), pour nourrir leurs objectifs de conquêtes (M. De Poincy en 1648, la Compagnie de Saint Christophe en 1674,… ou de légende (Capitaine Monbars…).

Le Carénage prend ses habits de fête quand il est institué en 1785 Port franc et baptisé Gustavia du nom du Roi de Suède Carl Gustave.

Les siècles passent et la vie du Port s’installe. Les échanges, le commerce, les mouvements portuaires se succèdent au gré des négociations, souvent enrobées de belligérance, jusqu’au 20e siècle, siècle de la «flottille Saint Barth». La plus importante de tout l’Arc antillais, de Saint Thomas à la Grenade, dont le rôle vital assuré en Caraïbe, le temps des deux guerres mondiales, témoigne de la prépondérance alors, de cette marine à voile pour notre île.

Et comme le souligne Françoise Gréaux dans sa «Belle aventure de la voile » : « C’est donc à cette flottille, aux armateurs entreprenants, aux capitaines et aux marins de l’époque que Saint Barthélemy doit son 2ème essor économique avec une sortie de la stagnation qu’elle a connue après 1878 ».

La « Fête des marins », au mois d’Août, fait aujourd’hui revivre sinon perdurer le souvenir d’une « vie marine » particulièrement fondatrice pour l’Histoire maritime de Saint Barthélemy et l’Histoire de notre région tout simplement.

Si la flottille de somptueuses goélettes et de si furtifs sloops d’antan s’est vue décimée par les affres des ouragans des années 50 et 60, il reste aujourd’hui à nos générations nouvelles, le choix d’entreprendre des traversées d’un autre temps, à l’aide de moyens radicalement innovants, vers d’autres horizons, pour parfois mieux revenir à la maison.

Reconnue internationalement comme une destination « highend », l’île de Saint Barthélemy forte de ses 21 km2 (24 avec ses îlots) fait partie des Petites Antilles, balancée entre la mer Caraïbe et l’Atlantique : mythique océan qui s’arroge le plaisir de nous apporter les concurrents des régulières Transats, entre autres.

Animée d’une population de quelques 8 000 habitants, et visitée toute l’année par quelques 250 000 visiteurs en moyenne, elle leur offre ainsi les multiples facettes d’une mosaïque mouvant au gré d’un véritable ensorcellement. Ses eaux riches et continuellement convoitées lui assurent l’assise d’une activité nautique florissante, un cadre idéal pour recevoir des opérations aussi prestigieuses que sont ces Transats.

Parce que d’autres options économiques n’étaient durablement pas envisageables, le tourisme se taille encore aujourd’hui la majeure place ; Tourisme dont la genèse remonte au début des années 50.

 

Galerie de Saint-Barthélemy

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- 7 photos dans la galerie -

 

Découvrez le portrait des skippers !
Damien CLOAREC / Miguel DANET
Skippers du Bateau
Concarneau-Saint Barth

 

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